À première vue, le lien entre le féminisme et la culture hip-hop n’est pas des plus évidents : des fesses qui rebondissent, des femmes-potiches symbolisant la réussite au masculin, une sexualisation à outrance, à laquelle même les rappeuses participent. Certes, le sexe fait vendre mais est-ce une explication suffisante à ce phénomène ?

Afin de mieux comprendre la place de la femme dans la culture hip-hop, essentiellement états-unienne, cette analyse propose d’explorer une figure récurrente de cet univers et quelque peu paradoxale : la bitch. Un mot qui tire ses racines de l’histoire des femmes afro-américaines et fait cohabiter une représentation à la fois péjorative et émancipatrice de ces dernières.

Du mot au phénomène culturel : au-delà des apparences

Littéralement « chienne », ou de manière moins imagée « pute » ou « salope » en français, le mot bitch choque. Il entend marquer une délimitation entre les femmes respectables et celles qui ont une sexualité immorale – entendez « trop libre »[1]. Partant d’un point de départ peu flatteur, il semblerait pourtant que le mouvement hip-hop ait fait évoluer sa signification. « Est-ce que toutes les femmes sont des bitches et si ce n’est pas le cas, s’agit-il plutôt d’une mauvaise ou d’une bonne chose d’être qualifiée de la sorte ? » C’est la question que pose le sociologue Aaron K. Celious, qui observe que dans les textes de rap, ce terme a de plus en plus tendance à désigner des femmes fortes et indépendantes, même si sa connotation péjorative continue à exister dans le langage courant.[2]

La Bitch a tout d’une bimbo et pourtant, elle se joue des codes patriarcaux. Ainsi, elle renverse l’habituelle objectification des femmes dans les clips de hip-hop en faisant de l’homme sa chose.

Dans l’univers du hip-hop, le mot bitch revêt en effet des allures de titres honorifiques : les morceaux Boss Ass Bitch (PTAF, 2014), Rich Bitch (Die Antwoord, 2011) ou encore la rappeuse Lil’ Kim qui s’est auto-proclamée Queen Bitch, illustrent la manière dont ces femmes se sont approprié ce mot au point de le transformer en une revendication identitaire. Le personnage de la Bitch, avec un B majuscule, s’assume seule et ne doit son succès qu’à elle-même. Son apparence a beaucoup d’importance et ses aspirations sont à première vue matérialistes : elle rêve de bijoux, d’une belle voiture, de sacs à mains de luxe et de voyages exotiques. La Bitch a tout d’une bimbo et pourtant, elle se joue des codes patriarcaux. Ainsi, elle renverse l’habituelle objectification des femmes dans les clips de hip-hop en faisant de l’homme sa chose : dans leur clip Side to Side, Ariana Grande et Nicki Minaj sont dans un sauna, entourées d’hommes transformés en poupées articulées. Les deux chanteuses sont au centre et prennent la parole tandis que les hommes-objets, restent muets et en périphérie.

Side to Side – Ariana Grande ft Nicki Minaj

À plusieurs niveaux, on peut noter qu’au-delà de l’emballage sexy et provocateur, se profile un message à contre-courant. Si les corps des rappeuses sont sexualisés, elles ne se soumettent pas pour autant aux codes machistes du hip-hop, comme le démontre Célia Sauvage, docteure en études cinématographiques et audiovisuelles. Cette chercheuse a analysé les clips d’artistes féminines du Hot 50 hip-hop/RnB aux Etats-Unis[3] entre 1986 et 2016 et a constaté que contrairement à ce qu’on pourrait penser a priori, plus de 80% des vidéos analysées montrent les femmes en situation de domination dans leur mise en récit – il n’y a pas de situation de soumission ou très peu.[4] De plus, même si les corps apparaissent parfois comme fragmentés, se centrant principalement sur la poitrine et le visage, on retrouve un certain équilibre entre les gros plans, plans moyens et larges. Les hommes ne sont pas présents dans les clips pour regarder les femmes et quand ils sont présents, ils sont soit mis à distance, repoussés ou attaqués. C’est par exemple le cas dans Hold up de Beyoncé où on voit l’artiste exploser avec une batte de baseball la caméra qui la suit, celle-ci pouvant symboliser le regard masculin qui s’impose à elle[5]. De même, dans le clip Looking Ass de Nicki Minaj, on voit les yeux d’un homme regarder la chanteuse tout le long du clip, jusqu’à ce qu’elle le canarde avec une mitraillette. Dans les autres clips, le regard masculin est absent et la fragmentation du corps féminin permet surtout de montrer l’auto-satisfaction et la primauté du plaisir féminin, comme c’est le cas dans le clip Kiss it better de Rihanna. « On peut voir toutes les parties de son corps fragmenté et magnifié, mais le sujet du regard masculin a disparu et Rihanna est dans une configuration où le plaisir ne vient que d’elle-même. De plus, elle montre son entrejambe, une partie du corps qui est encore taboue dans les clips. Les paroles « Kiss it better » qui sont adressées à son ex, montre qu’elle ne se satisfait pas de l’homme mais bien d’elle-même. »[6] Pour la Bitch, il est important de garder la tête froide, de rester maîtresse d’elle-même, et donc de ne pas tomber amoureuse !

Une vision libérale qui conçoit la possibilité pour les femmes de vendre leur corps par choix, sans dépendre d’un homme qui les protège.

L’univers de la Bitch fait également référence à celui des travailleuses du sexe : poses lascives, barres de pole-dance, liasses de billets, vestes en fourrure … Dans son clip Pour it up, Rihanna trône sur un siège doré, entourée de fumée et de lumières rappelant celles d’un club de strip-tease. Des jeunes femmes font du pole-dance tandis que la chanteuse, vêtue de bas résille et de cuissardes en cuir, montre ses accessoires Coco Channel et se roule dans les dollars. Cette représentation de la prostitution est bien entendu idéalisée puisqu’elle ne mentionne quasiment jamais les violences dont sont victimes les personnes qui y évoluent (viols, rackets, violences physiques et psychologiques) mais elle défend une vision libérale qui conçoit la possibilité pour les femmes de vendre leur corps par choix, sans dépendre d’un homme qui les protège. Dans cette optique, les femmes sont à nouveau décrites comme des figures émancipées et non pas comme de simples objets de plaisir.

Le combat des femmes noires pour se réapproprier leur corps et leur sexualité

Pour comprendre le personnage de la Bitch dans son contexte actuel, il faut revenir au temps de l’esclavagisme états-unien, en s’intéressant au personnage stéréotypé de la Jezebel[7]. La représentation des femmes afro-américaines comme tentatrices hyper-sexuelles a été popularisée à travers cette figure : une femme noire manipulatrice et insatiable, démontrant une forte fertilité et une sexualité agressive, masculine et immorale. Ce cliché a souvent été utilisé par les esclavagistes blancs pour souligner la bestialité des noires, jugées comme des êtres inférieurs, et justifier par ailleurs les viols des esclaves afro-américaines, qui selon eux, ne pouvaient pas être vraiment des victimes du fait de leur prétendue lubricité. C’était également l’occasion de construire par opposition les canons de beauté de l’époque : la Jezebel, vulgaire, se situe alors à l’exact opposé de l’idéal de la Lady victorienne, chaste et toute en retenue. Leurs corps sont dépeints comme gracieux et fins alors que les formes et les parties génitales des femmes noires sont décrites comme grotesques et sont sources de curiosité et de fantasme pour les populations blanches et coloniales[8].


Vénus Noire – Abdellatif Kechiche

C’est au regard de cette injonction historique adressée aux femmes noires de cacher leurs corps, que la célébration de leur formes dans les clips de rap doit être comprise comme une prise de pouvoir et une façon d’affirmer leur propre beauté. Le clip de la chanson Baby Got Back (1992) fait référence à cette tension et débute sur un dialogue. Deux filles blanches décrivent le derrière d’une femme noire : “Oh mon Dieu, Beck, regarde ses fesses. Elles sont si grosses, on dirait l’une de ses filles qu’on voit dans les clips de rap. Je ne comprends pas ces rappeurs. Ils s’intéressent à elle seulement parce qu’elle a l’air d’une prostituée. Je veux dire, regarde son derrière, il est énorme, je peux pas croire qu’il soit si rond, qu’il ressorte autant, c’est dégoûtant. Elle est tellement … noire.”[9] En réponse à ces deux personnages caricaturaux débarque à l’écran le rappeur Sir Mix-A-Lot, entamant un véritable hymne à la gloire des fesses bombées.

Des comportements tolérés quand ils sont l’œuvre de femmes blanches restent encore inacceptables pour des femmes noires, dont le corps dénudé ne peut que connoter la vulgarité.

Le gain de popularité récent que connaît par ailleurs le twerk[10] – danse issue des diasporas africaines et qui se répandra dans la communauté afro-américaine au début des années 1990 – apparaît également comme paradoxal puisqu’il s’est fait connaître du grand public après la très remarquée performance de la chanteuse blanche Miley Cyrus aux Video Music Awards en 2013. Encore perçu comme marginal et vulgaire il n’y a pas si longtemps, le twerk est aujourd’hui à la mode, ce qui permet de constater que des comportements tolérés quand ils sont l’œuvre de femmes blanches restent encore inacceptables pour des femmes noires, dont le corps dénudé ne peut que connoter la vulgarité. A titre d’exemple, le clip Anaconda de Nicki Minaj a ainsi été qualifié de pornographique à sa sortie alors que les performances de Lady Gaga ou de Katy Perry, non moins osées, sont davantage plébiscitées pour leurs qualités artistiques.

Black is beautiful à l’écran

 Avant l’avènement du hip-hop, les femmes noires avaient également eu l’occasion de s’affirmer au cinéma et ce dès le début des années 70, en combattant les injustices dans les films de la Blaxploitation, prolongement à l’écran de la lutte pour les droits civiques des noirs américains. Contraction de black et exploitation, ce courant cinématographique désigne les films qui ciblaient une audience urbaine et noire, donnant à des acteurs noirs les rôles principaux, comme l’acteur Samuel L. Jackson en témoigne : « C’était la première fois que je voyais à l’écran quelqu’un qui me ressemblait, qui parlait comme moi, qui s’habillait comme j’aurais aimé m’habiller et qui était un héros. »[11] Souvent violents, ces films étaient remplis de clichés parfaitement assumés et de stéréotypes comme les éternels dealers, les prostituées, les justiciers sauvages, les tueurs dans les ghettos et les bad bitches : des femmes noires aussi belles et féminines qu’agressives, à l’instar de l’actrice Pam Grier, qui jouera les personnages de Foxy Brown (1974), Coffy, la panthère noire de Harlem (1973) dans les films réalisés par Jack Hill, ou encore Jacky Brown (1997), dirigée cette fois par Quentin Tarantino. « Leurs personnages ressemblent à ceux des super-héros masculins noirs : elles sont des rebelles physiquement attrayantes et agressives, capables d’utiliser leur corps, leur cerveau et leurs armes pour se venger contre les fonctionnaires corrompus, les trafiquants de drogue et les criminels violents. Leur colère ne vise pas uniquement les hommes noirs ; elle est plutôt concentrée sur l’injustice et les auteurs de l’injustice. »[12]

Pam Grier

La Blaxploitation a contribué à diffuser des modèles de femmes noires fortes, courageuses et sexy, dans un monde où elles restent souvent l’objet de moqueries :  « Quasiment tous les humoristes noirs du show Saturday Night Live[13] se sont au moins une fois déguisés en femme pour caricaturer des femmes noires. En se travestissant de la sorte, les acteurs noirs alimentent les images stéréotypées de femmes laides et ressemblant trop aux hommes (grosses, noires, cheveux courts). » précise Patricia Hill Collins, professeure de sociologie à l’université du Maryland.[14]

Être une femme noire n’est plus une question de couleur, mais c’est répondre à des critères précis de féminité où le « noir » serait ici synonyme de gros seins, fesses bombées.

La culture hip-hop étant en majorité investie par des personnes racisées et / ou issues des minorités, elle s’est trouvée de ce fait être un espace de représentation plus ample à des physiques non-blancs, reprenant le flambeau pour faire évoluer les normes mais avec l’effet pervers de figer ce qui devrait correspondre à la définition d’une beauté noire : « [Dans les clips vidéos], le corps féminin noir est rendu attractif sexuellement jusqu’à devenir une norme. Pour figurer dans un clip, les figurantes doivent répondre à des critères précis qui peuvent paraître problématiques. » écrit la sociologue française Karima Ramdani. « Être une femme noire n’est plus une question de couleur, mais c’est répondre à des critères précis de féminité où le « noir » serait ici synonyme de gros seins, fesses bombées, … Permettant à d’autres femmes « non noires » comme les latinos, les asiatiques, les « blanches » d’avoir une chance de figurer dans ces clips.[15] » Ainsi, le bâton se retourne d’une certaine manière contre les femmes noires, réduites à des parties de leurs corps et finalement exclues, puisque l’on remarque que les femmes à la peau claire sont favorisées par rapport à celles qui auraient la peau plus foncée.

 Au-delà du spectacle

 Jouant de la mauvaise réputation que l’on attribuait aux femmes issues des minorités et la retournant  à leur avantage, les Bitches font preuve de second degré, certaines ne manquant pas de rappeler qu’elles doivent avant tout leur succès et leur réussite à leur travail en faisant apparaître leur vie d’artiste, dévoilant les coulisses d’une vie qui n’existe finalement qu’à l’écran.

Mettant la « valeur travail » au centre de son discours, faisant la promotion de l’entreprenariat « féminin » (entendez : qui s’accompagne de talons hauts et de rouge à lèvres), le féminisme de la Bitch est ambigu. Son objectif n’est pas de dénoncer le système mais plutôt de ne plus le subir. La culture hip-hop étant à contre-courant de la culture classique (puisque née en milieu urbain, plébiscitée par des minorités de classe et ethniques, ne requérant pas une formation académique spécifique), elle a constitué pour les femmes noires un espace de parole opportun – que l’on peut considéré comme limité mais qui a le mérite d’exister – pour revendiquer leur corps, leur sexualité et s’affirmer, tout en s’inscrivant dans la continuité d’une réappropriation de leur image qui a débuté dans les années 1970, à la suite de la lutte pour les droits civiques des afro-américains.

La stratégie des Bitches trouve ses limites dans le fait qu’elle met au second plan l’idée d’un mouvement d’émancipation collectif qui pourrait être menée par des femmes racisées.

Pour autant, elles ne cherchent pas à remettre en question une société construite sur la domination d’une catégorie sociale sur une autre, elles veulent seulement une meilleure place que celle dont elles bénéficient à l’heure actuelle, usant comme stratégie la réappropriation de certains codes et du langage. En s’auto-proclamant Bitch, les artistes féminines en détournent le sens au départ négatif et humiliant pour le transformer en quelque chose de positif. Comme l’explique Aaron K. Celious, du département de sociologie de l’Université de Michigan, la signification qu’on donne aux mots est une bataille constante et une lutte symbolique, le fait de se définir soi-même est déjà une forme d’émancipation. Karima Ramdani, doctorante à l’Université Paris 8, souligne toutefois que la stratégie des Bitches trouve ses limites dans le fait qu’elle met au second plan l’idée d’un mouvement d’émancipation collectif qui pourrait être menée par des femmes racisées. En effet, ces représentations ne sont pas sans effet : même si elles s’inscrivent dans une dynamique d’oppression et de résistance, elles contribuent à faire vivre un ensemble de figures et d’images qui devraient être depuis longtemps dépassées.

Elisabeth Meur-Poniris et Cécile Goffard

[1]  Voir à ce propos, l’analyse sur la culture du viol évoquant le slutshaming.[2] Aaron K. Celious, How “bitch” became a good thing – or, at least not that bad, Department of Sociology, 2002, University of Michigan. (Traduction libre)

[3] Le classement Hot 50 reprend les 50 meilleures ventes américaines des productions musicales hip-hop/Rnb et sont calculées sur les passages en radio, les ventes physiques et les écoutes streaming pour les clips plus récents.

[4] Retranscription de l’intervention de Célia Sauvage, Politique du regard et représentations alternatives du « female gaze » dans les clips de hip hop féminin américains, intervention dans le cadre du colloque « Conçues pour durer. Perspectives francophones sur les musiques hip-hop » le 3 février 2017 à Paris.

[5] En référence au male gaze, théorie formulée par Laura Mulvey visant à expliquer la manière dont les représentations féminines à l’écran sont essentiellement pensées pour satisfaire le spectateur masculin.

[6] Retranscription de l’intervention de Célia Sauvage, Politique du regard et représentations alternatives du « female gaze » dans les clips de hip hop féminin américains, intervention dans le cadre du colloque « Conçues pour durer. Perspectives francophones sur les musiques hip-hop » le 3 février 2017 à Paris.

[7] Inspirée du personnage éponyme de l’ancien testament, princesse phénicienne cruelle et manipulatrice qui poussa son mari, le roi Achab , à assassiner le prophète Elie.

[8] A voir à ce propos, le film La Vénus Noire (2010) de Abdellatif Kechiche, qui raconte l’histoire de Sara Baartman, aussi appelée « la Vénus hottentote » : une femme africaine qui était exposée comme une bête de foire lors de spectacles populaires et dont le sexe était l’objet d’études farfelues et dégradantes par des scientifiques.

[9] “Oh, my, God Becky, look at her butt – It is so big, she looks like – One of those rap guys’ girlfriends – But, ya know, who understands those rap guys? – They only talk to her, because, – She looks like a total prostitute, ‘kay? – I mean, her butt, is just so big – I can’t believe it’s just so round, it’s like out there – I mean gross, look – She’s just so, black.”

[10] Cette danse issue des diasporas africaines tire ses origines de danses traditionnelles d’Afrique de l’Ouest comme la Mapouka (Côte d’Ivoire) ou le Soukous (République Démocratique du Congo) et se répandra dans la communauté afro-américaine dès les années 1990.  Pour twerker, les femmes, de préférence avec un derrière bien rebondi, s’accroupissent, et, secouent les fesses en balançant leurs hanches de façon suggestive.

[11] Aude Béliveau, La blaxploitation : une mise en scène de l’esthétique, du style de vie et de la culture musicale des noirs américains, 23 février 2013. Consulté 1er juillet sur https://www.glazedmag.fr/actualites/la-blaxploitation-une-mise-en-scene-de.html

[12] (Traduction libre) Dr. David Pilgrim, Professor of Sociology, The Sapphire caricature, Ferris State University, August, 2008 (edited 2012). Consulté le 7 juillet 2017 sur http://www.ferris.edu/jimcrow/sapphire/

[13] Le Saturday Night Live (ou SNL) est une émission de divertissement à sketchs hebdomadaire américaine créée par Lorne Michaels. Elle est diffusée le samedi soir depuis le 11 octobre 1975 sur NBC sous le titre original de NBC’s Saturday Night. Les sketchs, entrecoupés de segments musicaux, sont souvent des parodies de la culture et de la politique américaine contemporaine. (Wikipedia, https://fr.wikipedia.org/wiki/Saturday_Night_Live)

[14]  Patricia Hill Collins,« Get Your Freak On ». Images de la femme noire dans l’Amérique contemporaine, Volume ! [En ligne], 8 : 2 | 2011, mis en ligne le 15 décembre 2013, consulté le 11 juillet 2017. URL : http://volume.revues.org/2676  ; DOI : 10.4000/volume.2676

[15] Karima Ramdani, « Bitch et Beurette, quand féminité rime avec liberté », Volume ! [En ligne], 8 : 2 | 2011, p. 21, mis en ligne le 15 décembre 2013, consulté le 20 juillet 2017. URL : http://volume.revues.org/2651 ; DOI : 10.4000/volume.2651